Les blessures musculaires

Toutes pratiques sportives nécessitent des contractions musculaires pour produire le mouvement. Par conséquent, si le muscle est lésé, la pratique n’est plus possible.

Or, pour des raisons de trop grandes sollicitations ou de sollicitations particulièrement contraignantes de par leurs natures, le muscle peut être endommagé : c’est la blessure.

La blessure est par conséquent inhérente à la pratique physique. L’haltérophilie et la musculation ne déroge donc pas à la règle.

Le but de cet article est d’expliquer les différents types de blessures de manière à mieux les comprendre.

L’élongation

La blessure la moins grave est l’élongation. Elle se caractérise par des micro-déchirures dues à un dépassement de la capacité d’étirement du muscle.

Une douleur est perçue lors de la contraction, ou juste après, lors de l’étirement et à la palpation. Celle-ci disparait au repos.

La totalité du muscle n’est pas touché mais seulement quelques fibres (cellules musculaires). Le sportif peut encore bouger le membre lésé. Il n’y a aucun signe visible (ni hématome, ni gonflement).

La douleur passant vite, le sportif peut être tenté par une reprise trop rapide. Néanmoins, une gêne existe toujours à la contraction. Si le sportif persiste à vouloir pratiquer, il augmente les risques d’une rechute qui peut être d’importance supérieure.

8 à 15 jours sont nécessaires pour une guérison complète.

Il faut appliquer une poche de glace le plus vite possible sur la partie douloureuse et consulter un médecin.

blessures musculaires

Le claquage ou déchirure

La lésion musculaire d’importance directement supérieure à l’élongation est le claquage ou la déchirure.

Il s’agit d’une déchirure partielle du muscle provoquant une incapacité fonctionnelle immédiate et totale. L’arrêt de l’activité est immédiat.

La douleur est vive et soudaine, comparable à un coup de fouet ou un coup de poignard et persiste au repos. Comme son nom l’indique, on peut même entendre un « clac ».

Une douleur vive existe à la palpation sur une zone bien définie. Quelques jours après le claquage, un hématome peut apparaitre sous la peau et un gonflementou un œdème.

Le médecin constate un relief anormal avec la présence d’une sorte de petite encoche.

Un repos supérieur à 1 mois est nécessaire et peut durer 2 à 3 mois.

Il faut appliquer une poche de glace le plus vite possible sur la partie douloureuse en surélevant le membre. La consultation immédiate d’un médecin est indispensable.

La rupture musculaire

Le stade ultime de la blessure musculaire est la rupture qui est comparable à une véritable fracture du muscle.

Il s’agit d’une rupture totale d’un muscle rendant tout mouvement impossible. Elle est observable par la rétractation du muscle lésé formant une sorte de « boule » sous la peau.

Elle peut être confondue avec une simple déchirure si d’autres muscles synergiques viennent compenser le déficit fonctionnel.

Un hématome est observable quelques jours après l’accident. Paradoxalement, la rupture musculaire peut être peu douloureuse.

Une opération est parfois nécessaire.

Il faut appliquer une poche de glace le plus vite possible sur la partie douloureuse en surélevant le membre. La consultation immédiate d’un médecin est indispensable.

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